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Guide · Nomenclature CPV

Codes CPV informatique et logiciels : la carte des divisions 30, 32, 48 et 72

L’informatique est répartie entre quatre divisions de la nomenclature européenne : le matériel en 30 et 32, les logiciels en 48, les services en 72, avec des codes utiles ailleurs pour la maintenance, l’installation, les télécoms et la formation. Tous les codes et libellés de ce guide ont été vérifiés sur le fichier officiel du CPV publié par TED. Ils servent à explorer les avis, pas à prouver qu’un marché vous correspond.

Publication : VIGLIA Publié le 7 min de lecture
Illustration éditoriale VIGLIA pour « Codes CPV informatique et logiciels : la carte des divisions 30, 32, 48 et 72 ».

Lire un code CPV

Le vocabulaire commun pour les marchés publics a été institué par le règlement (CE) n° 2195/2002 et sa version en vigueur date du règlement (CE) n° 213/2008. Un code compte huit chiffres suivis d’un chiffre de contrôle. Les deux premiers désignent la division, puis chaque chiffre significatif précise le niveau : groupe, classe, catégorie, puis subdivisions. Ainsi 72000000-5 est la division des services informatiques, 72200000-7 le groupe de la programmation et du conseil en logiciels, 72260000-5 la classe des services relatifs aux logiciels et 72267000-4 la catégorie « Services de maintenance et de réparation de logiciels ».

L’acheteur choisit un code principal pour l’objet du marché et peut ajouter des codes supplémentaires, avec parfois un code différent par lot. Le choix lui appartient : deux acheteurs peuvent classer le même besoin sous deux codes différents. Notre guide de la nomenclature CPV détaille ces mécanismes.

Matériel : divisions 30 et 32

La division 30 regroupe les machines de bureau et le matériel informatique, la division 32 les équipements de communication, de télécommunication et de réseau.

Code CPVLibellé officiel
30200000-1Matériel et fournitures informatiques
30210000-4Machines de traitement des données (matériel)
30213000-5Ordinateurs personnels
30213100-6Ordinateurs portables
30213300-8Ordinateur de bureau
30230000-0Matériel informatique
30232000-4Périphériques (appareils)
30233000-1Unités de mémoire et de lecture
30237000-9Pièces, accessoires et fournitures pour ordinateurs
32400000-7Réseaux
32420000-3Matériel de réseau
32413100-2Routeurs
32500000-8Matériel de télécommunications
32250000-0Téléphones mobiles

Les serveurs ont une particularité : le CPV les classe aussi en division 48, sous 48820000-2 « Serveurs » et 48822000-6 « Serveurs informatiques », à côté des logiciels. Un fournisseur de serveurs qui ne surveille que la division 30 manque ces avis.

Logiciels : division 48

La division 48, « Logiciels et systèmes d’information », classe les logiciels par fonction. Elle décrit un produit, licence ou progiciel, pas le service qui l’accompagne.

Code CPVLibellé officiel
48000000-8Logiciels et systèmes d’information
48100000-9Logiciels pour l’industrie
48200000-0Logiciels de réseau d’internet et d’intranet
48300000-1Logiciels de création de documents, de dessin, de synthèse d’images, de planification et de productivité
48400000-2Logiciels de transactions commerciales et de transactions personnelles
48440000-4Logiciels d’analyse financière et logiciels comptables
48450000-7Logiciels de gestion des temps de travail et des ressources humaines
48600000-4Logiciels de bases de données et d’exploitation
48700000-5Logiciels utilitaires
48730000-4Logiciels de sécurité
48760000-3Logiciels de protection antivirus
48800000-6Systèmes d’information et serveurs
48900000-7Logiciels et systèmes informatiques divers

Les logiciels métier sont souvent classés par leur fonction dans un autre univers : 48180000-3 « Logiciels médicaux », 48160000-7 « Logiciels de bibliothèque », 48490000-9 « Logiciels de passation de marchés ». Un éditeur vertical doit donc chercher le code de sa fonction, pas seulement les codes génériques.

Services : division 72 et au-delà

La division 72 couvre le conseil, le développement, la maintenance logicielle, l’exploitation et les services internet. Plusieurs codes utiles vivent toutefois dans d’autres divisions.

Code CPVLibellé officiel
72000000-5Services de technologies de l’information, conseil, développement de logiciels, internet et appui
72200000-7Services de programmation et de conseil en logiciels
72230000-6Services de développement de logiciels personnalisés
72262000-9Services de développement de logiciels
72263000-6Services d’implémentation de logiciels
72267000-4Services de maintenance et de réparation de logiciels
72253000-3Services d’aide aux utilisateurs et services d’assistance
72300000-8Services de commutation de données
72317000-0Services de stockage de données
72415000-2Services d’hébergement pour l’exploitatuion [sic] de sites WWW
72416000-9Fournisseurs de services applicatifs
72500000-0Services informatiques
72514000-1Services de gestion des installations informatiques
72600000-6Services d’assistance et de conseils informatiques
72700000-7Services de réseaux informatiques
72800000-8Services d’audit informatique et services d’essai informatique
50312000-5Maintenance et réparation de matériel informatique
51610000-1Services d’installation d’ordinateurs et de matériel de traitement de l’information
64200000-8Services de télécommunications
80533100-0Services de formation informatique

Du besoin au code

Les besoins courants ne correspondent pas à un code unique. Le tableau propose des codes candidats à surveiller ensemble ; il ne dit pas lequel un acheteur donné retiendra.

BesoinCodes candidats
TMA, maintenance évolutive72267000-4, 72262000-9, 72230000-6
Infogérance, exploitation72514000-1, 72510000-3, 72253000-3
SaaS, solution hébergéecode fonctionnel en 48, 72416000-9, 72268000-1
Hébergement, stockage72415000-2, 72317000-0
Postes de travail30213000-5, 30213100-6, 30213300-8, 30237000-9
Réseau32420000-3, 32413100-2, 72700000-7
Cybersécurité48730000-4, 72800000-8, 72150000-1
Maintenance matériel50312000-5, 50300000-8
Formation80533100-0

Combiner codes et mots-clés

Un filtre CPV seul échoue de deux façons : il rate les avis classés sous un code voisin ou générique, et il ramène des avis hors sujet partageant le même code. Les mots-clés ont les défauts inverses : ils captent les synonymes que vous avez prévus, pas les autres. La méthode robuste combine les deux, en « ou » plutôt qu’en « et » :

  1. Retenir les codes de niveau groupe ou classe pour vos familles (par exemple 72260000-5 pour les services relatifs aux logiciels), plus les codes fonctionnels précis de vos produits.
  2. Ajouter les termes que les acheteurs écrivent et que le CPV ignore : TMA, tierce maintenance applicative, infogérance, maintien en conditions opérationnelles, SaaS, hébergement, test d’intrusion, supervision, en plus des noms de vos fonctions métier.
  3. Déclarer des exclusions explicites pour réduire le bruit : consommables d’impression si vous ne faites que du logiciel, télécoms si vous ne faites que de l’intégration.
  4. Lire l’objet et les lots de chaque avis retenu avant de décider.

C’est la logique qu’applique VIGLIA sur TED, où les avis sont retenus s’ils portent un code CPV ou un mot-clé de votre profil, afin qu’un avis mal classé mais bien décrit ne passe pas à la trappe. Sur le BOAMP et PLACE, la sélection se fait par les mots de l’objet ; sur le BOAMP, l’indexation CPV n’est pas assez fiable pour servir de filtre. Chaque avis retenu est ensuite rapproché de votre catalogue, avec les raisons de la correspondance.

Les pièges de classement

  • Pas de cloud ni de cybersécurité dans la nomenclature. Les libellés du CPV de 2008 ne contiennent ni « cloud », ni « SaaS », ni « cybersécurité » ; le seul code comportant « cyber » est 92700000-8, « Services de cybercafé ».
  • « Sécurité » ne veut pas dire sécurité informatique. 79417000-0 « Services de conseil en matière de sécurité » est libellé en anglais « Safety consultancy services », et 35120000-1 « Systèmes et appareils de surveillance et de sécurité » vise la sécurité physique.
  • Des traductions trompeuses. 72300000-8 est libellé en français « Services de commutation de données », alors que la version anglaise dit « Data services » : le groupe couvre bien plus que la commutation.
  • Licence ou service. La division 48 décrit un produit ; son intégration, son paramétrage ou sa maintenance relèvent de la division 72. Un avis mêlant les deux porte souvent l’un en code principal et l’autre en code supplémentaire, ou par lot.
  • La division 30 n’est pas qu’informatique. Elle inclut les machines de bureau, dont 30120000-6 « Photocopieurs et matériel d’impression offset » : surveiller 30000000-9 entier ramène beaucoup de bruit.
  • Les codes génériques. 72000000-5 et 48000000-8 servent parfois de code unique à des avis très spécifiques. Ils doivent être surveillés, puis triés par le contenu.

Pour un besoin décrit en langage courant, l’outil de recherche de codes CPV propose des codes à vérifier. Le guide des appels d’offres informatique décrit ensuite les circuits où ces avis paraissent.

FAQ

Quel code CPV pour un logiciel en SaaS ?

La nomenclature CPV de 2008 ne contient ni le mot « cloud » ni le mot « SaaS ». Les acheteurs emploient selon les cas un code de logiciel de la division 48, correspondant à la fonction (par exemple 48440000-4 pour un logiciel comptable), un code de service comme 72416000-9 « Fournisseurs de services applicatifs » ou 72268000-1 « Services de fourniture de logiciels », voire le code générique 72000000-5. Une veille SaaS doit donc surveiller plusieurs de ces codes et s’appuyer sur le texte des avis.

Quel code CPV pour la cybersécurité ?

Il n’existe pas de famille cybersécurité dans le CPV. Les codes les plus proches sont 48730000-4 « Logiciels de sécurité » et ses sous-codes, 72800000-8 « Services d’audit informatique et services d’essai informatique » et 72150000-1 pour le conseil en audit informatique. Attention : 79417000-0 « Services de conseil en matière de sécurité » correspond en anglais à « Safety consultancy services », et le groupe 35120000-1 vise la surveillance et la sécurité physiques.

Faut-il surveiller le code 72000000-5 ?

Oui, mais pas seul. Ce code de division, « Services de technologies de l’information, conseil, développement de logiciels, internet et appui », est parfois utilisé comme code principal d’un avis qui ne précise pas davantage. Le surveiller capte ces avis, au prix d’un volume important qui doit être trié par le contenu : objet, lots et exigences.

Sources de référence

Consultez les références ci-dessous et notre méthode éditoriale. Les documents d’origine font foi ; une synthèse ne remplace pas la validation de votre équipe. Méthode éditoriale.