Aller au contenu

Guide · Nomenclature CPV

Mis à jour le 13 septembre 2026

Les codes CPV du déployable

Le matériel de camp et de déploiement, abris, base vie, conteneurs, énergie, eau, n’a pas de code unique dans la nomenclature européenne. Les familles présentées ici traversent cinq divisions. Cette liste est un point de départ pour explorer les achats, pas une preuve qu’un marché correspond à vos capacités.

Écrit et vérifié par Lucas Fabre Directeur de la publication de VIGLIA Méthode éditoriale

Pourquoi il n’existe pas de famille « camp »

Le CPV décrit l’objet d’un achat de fournitures, de travaux ou de services. Il ne suffit donc pas de chercher « défense » pour retrouver les composants d’un camp : une tente, un module d’hébergement et un groupe électrogène relèvent de familles distinctes.

Les codes de cette sélection se répartissent entre les divisions 31, 34, 39, 42 et 44. Un acheteur militaire et une collectivité peuvent utiliser le même code pour un produit comparable, tout en demandant des performances ou des conditions de livraison différentes.

La présentation officielle du CPV par TED distingue le vocabulaire principal, qui définit l’objet du marché, du vocabulaire supplémentaire, qui peut préciser des caractéristiques qualitatives. Le contexte d’emploi reste à lire dans l’avis et ses documents.

La liste des codes du déployable

Les codes pivots du segment, chacun avec sa fiche détaillée : périmètre, acheteurs, pièges :

L’outil de recherche CPV couvre ces codes en plus des familles défense, sécurité et secours : tapez le besoin en langage courant, il rend les codes correspondants.

Lire un code sans confondre famille et besoin exact

Le vocabulaire principal suit une arborescence. Selon TED, les deux premiers chiffres identifient la division, les trois premiers le groupe, les quatre premiers la classe et les cinq premiers la catégorie. Les chiffres suivants ajoutent de la précision ; le chiffre après le tiret sert au contrôle.

Cela change la façon d’explorer les avis. Une recherche limitée à un code détaillé ne doit pas être considérée comme équivalente à une recherche sur sa famille. Vérifiez comment le portail traite les codes parents et descendants plutôt que de supposer qu’il les inclut automatiquement.

TED demande aux acheteurs de choisir le code le plus précis possible. Lorsque ce niveau ne décrit pas correctement l’achat, un code plus général peut être retenu. Un avis placé un étage au-dessus n’est donc pas nécessairement mal classé.

  • Relever le code exact et son libellé officiel, sans se fier uniquement au titre de l’avis.
  • Examiner les niveaux plus généraux lorsqu’un besoin rassemble plusieurs composants.
  • Lire les codes additionnels et la description de chaque lot lorsqu’ils sont disponibles.
  • Conserver le lien vers l’avis pour pouvoir expliquer pourquoi il a été retenu ou écarté.

Distinguer les besoins derrière le mot « camp »

Tentes, modules et conteneurs

Commencez par l’objet à livrer : une structure textile, un bâtiment préfabriqué ou un conteneur ne se qualifient pas de la même façon. Pour une tente, examinez notamment les dimensions, la capacité d’accueil, le montage et les performances demandées. Pour un module, ajoutez l’aménagement, les raccordements et les prestations sur site.

Un fournisseur de modules nus ne couvre pas nécessairement un lot incluant fondations, réseaux et mise en service. La page sur les marchés de base vie et de préfabriqué aide à examiner cette frontière entre équipement livré et ensemble prêt à utiliser.

Énergie et traitement de l’eau

Un code de générateur ne renseigne pas à lui seul la puissance, le carburant, l’autonomie ou les conditions d’installation. Rapprochez ces exigences de vos fiches techniques avant de retenir le lot. Vérifiez aussi si la maintenance, les consommables et la formation des utilisateurs sont inclus dans la prestation.

Pour l’eau, distinguez stockage, pompage et traitement : fournir une cuve n’équivaut pas à livrer une unité de potabilisation. Le débit demandé, l’eau à traiter, les résultats attendus et les moyens d’essai doivent être recherchés dans le dossier, pas déduits du seul nom de la famille CPV.

Fourniture seule ou prestation complète

Deux avis portant un équipement similaire peuvent engager des responsabilités très différentes. Séparez la vente du matériel, sa location, son installation et son exploitation. Si plusieurs activités sont réunies, examinez ce que votre entreprise peut assurer seule et ce qui nécessiterait un partenaire avant toute décision commerciale.

Ces questions forment une grille de lecture, pas une liste de prescriptions universelles. Ce sont les pièces de chaque consultation qui fixent les exigences applicables. Une information non publiée doit rester « à vérifier », même lorsque le produit paraît familier à votre équipe.

Les quatre pièges de veille

  • La dispersion : un même catalogue traverse plusieurs divisions. Une recherche limitée aux équipements de défense peut laisser de côté les besoins d’hébergement, d’énergie ou d’eau.
  • Le niveau de publication : un code détaillé et son code parent n’offrent pas la même précision. Testez les résultats et l’arborescence du portail utilisé.
  • La différence entre sources : ne supposez pas qu’un champ CPV existe dans chaque flux. Le guide officiel d’ inscription UNGM demande par exemple une classification des produits et services en UNSPSC, une nomenclature distincte.
  • Le bruit : une même famille peut couvrir des équipements destinés à des contextes différents. L’usage, les performances et les conditions d’exécution permettent de départager les avis.

S’en servir sans s’y limiter

Utilisez les codes comme points d’entrée, puis confrontez chaque besoin au catalogue réel. La carte du segment abris, NFI et logistique complète cette lecture en distinguant les circuits d’achat.

  1. Décrire les produits, services et limites de prestation réellement couverts.
  2. Associer à chaque famille les codes utiles et quelques avis représentatifs.
  3. Vérifier les quantités, lieux, dates, prestations annexes et documents disponibles.
  4. Noter le montant avec sa devise, ou signaler qu’il n’est pas publié.
  5. Faire examiner les inconnues techniques et commerciales avant de décider de répondre.

Viglia rapproche les avis collectés de votre catalogue, de votre géographie et de vos priorités sur les sources prises en charge et dans le périmètre convenu. Chaque opportunité retenue reçoit un score de correspondance justifié et une synthèse sourcée. La décision de répondre reste à votre équipe.

FAQ

Existe-t-il un code CPV pour les abris d’urgence ou le matériel de camp ?

Il n’existe pas de code unique couvrant tout le matériel d’un camp. Les tentes, modules, générateurs et unités de traitement d’eau relèvent de familles différentes. Il faut partir des composants réellement fournis et vérifier le libellé officiel de chaque code, sans déduire le classement du seul usage militaire ou humanitaire.

Pourquoi mes filtres CPV ratent-ils des marchés qui me concernent ?

Un code peut être trop précis pour retrouver un avis publié à un niveau plus général. Il peut aussi couvrir des produits proches mais inadaptés. Enfin, les sources n’utilisent pas toutes le CPV : UNGM emploie la classification UNSPSC. Les codes doivent donc être croisés avec l’objet et les exigences du dossier.

Quels codes surveiller en priorité pour un catalogue abris et base vie ?

Le socle : 39522000-7 et 39522530-1 (bâches et tentes), 44211000-2 et 44211100-3 (préfabriqué et modulaire), 44613000-0 (grands conteneurs), 31122000-7 (groupes générateurs), 42912300-5 (potabilisation) et 34144000-8 (véhicules à usage spécifique). Chacun a sa fiche détaillée dans notre annuaire, avec ses pièges propres.

Sources de référence

Ce guide est vérifié à partir de sources institutionnelles. La méthode de sélection, de rédaction et de mise à jour est détaillée dans notre méthode éditoriale .